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Je vis avec le syndrome de l’intestin irritable depuis 5 ans : le témoignage de Natacha.

Vivre avec le syndrome de l'intestin irritable
Découvrez le témoignage de Natacha, créatrice du blog "Sans Fodmap", diagnostiquée du syndrome du côlon irritable depuis près de 5 ans. Comment gère-t-elle ses symptômes ? Quels sont ses conseils ? Lisez la suite pour les découvrir !

Table des matières

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Natacha, j’ai 25 ans et je suis atteinte du syndrome de l’intestin irritable (SII) depuis environ 5 ans. J’ai créé le blog « Sans Fodmap » pour lancer mon activité de rédactrice web SEO et pour partager mon expérience autour de ce syndrome assez peu connu. 

Raconte-nous ton histoire.

Le syndrome de l’intestin irritable s’est installé très progressivement chez moi. De mes 18 à 20 ans, j’ai commencé à avoir une mauvaise digestion et beaucoup de reflux gastrique. Je mettais ça sur le compte de repas trop gras et de l’alcool (le régime étudiant…).  À mon plus grand regret, le chocolat ne passait plus du tout non plus. Progressivement, j’ai commencé à repérer les aliments qui déclenchaient des douleurs et à les éviter. C’était encore assez gérable au quotidien. 

Vers mes 20 ans et quasiment du jour au lendemain, j’ai commencé à avoir mal au ventre tous les jours. J’avais la nausée et le ventre gonflé tout le temps, alors même que je ne mangeais plus d’aliments trop gras, de chocolat, de plats épicés (tout ce qui me provoquait du reflux). C’est là que j’ai compris qu’il se passait autre chose. J’ai cherché sur internet ce que ça pouvait être (je ne recommande pas forcément de faire comme moi 😉) et je suis tombée sur le Syndrome de l’Intestin Irritable (SII). Je me suis totalement reconnue dans la description des symptômes. Ensuite, j’ai découvert que le régime Fodmap était préconisé pour soulager les troubles intestinaux. Au début, je n’ai absolument rien compris à ce régime, mais j’ai décidé de l’essayer, car je n’en pouvais plus. En une semaine, mes douleurs se sont nettement calmées. J’avais enfin une piste, après des mois de douleurs incontrôlables et incompréhensibles. 

Qu’as-tu fait pour améliorer ton état de santé ?

Modifier mon alimentation principalement et m’écouter. Par exemple, je ne mange jamais quand je n’ai pas faim, je ne grignote pas non plus sinon, ma digestion est totalement perturbée ; je ne mange pas trop lourd, pas trop tard le soir. Je mentirais si je disais que je ne fais pas attention au quotidien, mais c’est ce qui me permet d’aller bien ! J’ai essayé beaucoup de choses (compléments alimentaires, médecines douces ou plus « classiques ») et je n’ai pas vu d’énormes changements. Je mange principalement des aliments pauvres en Fodmap, même si j’ai réussi à réintroduire quelques aliments un peu plus riches. C’est ce régime qui me permet de gérer mes symptômes au quotidien.  

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Comment gères-tu la maladie aujourd’hui ?

J’essaye d’être le plus organisée possible. Je ne m’empêche jamais de voyager, de manger chez des amis, d’aller à des soirées, mais je fais en sorte d’apporter quelque chose que je peux manger ou sinon, je m’organise avec eux.  Au début, je ne le faisais pas forcément et c’est ce qui a engendré un poids au-dessous de la normale pendant 3 ans. C’est pour ces raisons que je recommande fortement d’être accompagné par un professionnel de santé diététicien/nutritionniste lorsqu’on débute ce type de régime.

Je ne m’empêche jamais de voyager, de manger chez des amis et d’aller à des soirées.

Quels conseils donnerais-tu aux autres personnes malades ? 

D’être patient ! Au début, on veut tout de suite guérir, car on ne comprend pas pourquoi on ne revient pas à l’état d’avant. J’ai commencé à aller mieux le jour où j’ai accepté que je devais trouver des solutions pour vivre avec ce syndrome plutôt que de chercher à guérir à tout prix. Accepter n’est pas facile, mais c’est ce qui permet de penser à autre chose et de retrouver le sourire. Avec le temps, on comprend nos limites, ce qu’on peut manger et ce qui passe moins bien, on est aussi plus organisé, plus prévoyant. Petit à petit, on trouve notre rythme.  

J’ai commencé à aller mieux le jour où j’ai accepté que je devais trouver des solutions pour vivre avec ce syndrome plutôt que de chercher à guérir à tout prix.

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